Jardins du monde en mouvement 2020, reporté en 2021

La Cité internationale universitaire de Paris a fait le choix de la création contemporaine pour accompagner son projet de développement Cité 2025 avec le festival "Jardins du monde en mouvement", premier festival de jardins contemporains à Paris.

Chaque année depuis 2017, cing jardins éphémères sont réalisés faisant suite à un appel à candidature lancé aux diplômés ou inscrits dans une école d'architecture, d'urbanisme, de paysage et aux jeunes professionnels possédant au maximum dix ans d'expérience.

La Cité internationale offre à travers ce festival aux professionnels et jeunes talents l'opportunité de sortir du format habituel de la maîtrise d'oeuvre pour s'approprier un espace paysager, le doter d'un projet créatif, engagé et éphémère.

"Jardins du monde en mouvement" est organisé par la Cité internationale universitaire de Paris, avec le soutien du mécénat de la Caisse des Dépôts.

Les cinq projets lauréats de la 4ème édition

Les lauréats bénéficient d'un budget de 8 000 € chacun pour réaliser leur projet dans le parc de la Cité internationale universitaire de Paris pour une durée d'exposition de 7 mois pouvant ouvrir à une installation durable dans le parc de la Cité a sélectionné 5 lauréats parmi les 14 projets retenus en pré-sélection.

Ecrins de nature

Fanny Giraudeau, architecte DPLG diplômée ENSA-Normandie en 2018, engagée dans le développement durable.

Inspirée par les fabuleux paniers en bambou japonais, cette installation paysagère évoque la fragilité, la délicatesse d'une nature vulnérable et nous rappelle que toute création humaine reste éphémère. En confectionnant ses paniers, Fanny Giraudeau perpétue un art ancestral qui a su traverser les siècles.

Pulsum Picta

Bulle Chauliac et Louise Pielat, paysagistes conceptrices DPLG, diplômées de l'ENSP Versailles en 2018. Agence Urbalab Toulouse créée en 2019.

« Vibrations colorées », est le nom donné à cette installation en mouvement. Au fil d'un sentier menant à la Maison de la Corée, des mâts en bambou portant des voiles de différentes couleurs évoquent le métissage des cultures à la Cité internationale. De longues étoffes, tissées dans une vallée du Tarn et colorées en atelier par les deux paysagistes, invitent au voyage. Cette création fait écho à une tradition coréenne ancestrale : la teinture végétale de textiles, assemblés en patchwork, ou en coréen le Pojagi. La variété des essences tinctoriales installées au pied des mâts en bambou invite à redécouvrir les plantes tinctoriales et leur lien étroit avec les textiles depuis des millénaires. Les pigments naturels donnent aux tissus des tonalités particulièrement riches qui laissent passer la lumière. Les passants empruntant l'allée sont accompagnés par ces vibrations colorées.

Poème pour demain

Adam W. Pugliese, architecte et artiste diplômé de l'ENSA - Nantes en 2016.

Sa démarche s'oriente vers l'exploration de nos modes d'habiter, d'occuper le territoire et notre capacité à le transformer. Cette oeuvre manifeste plaide pour le réemploi des ressources et pour l'utilisation de matériaux biosourcés. À mi-chemin entre l'échafaudage et la structure-sculpture, cette fragile construction de bois, qui reprend la trame métallique du pavillon suisse, dialogue avec les massifs pilotis de béton.

Des Aristoloches, plantes grimpantes luxuriantes, recouvrent progressivement la structure en bois qui disparaitra progressivement derrière le végétal. Cette création interroge également la place de la nature dans l'architecture moderne, en proposant une recomposition du mural photographique de Le Corbusier. Une vingtaine de clichés argentiques en noir et blanc, réalisés à travers le territoire du Grand Paris, évoquent les "fragments de nature" qu'avait photographié Le Corbusier.

A tribute to Luis B.

Soline Portmann, paysagiste et scénographe, diplômée de l'ENSAD Paris en 2008. Passionnée par le paysage et les espaces naturels, son double regard de scénographe paysagiste célèbre le vivant sous toutes ses formes.

Implantée aux abords de la Maison du Mexique, cette création paysagère, hommage à l'architecture émotionnelle de Luis Barragan, invite à vivre une expérience spatiale. Symbole d'une architecture sensuelle, cette création minimaliste se laisse traverser par une onde de végétation. Véritable colonne vertébrale de la pièce, celle-ci est mouvement, sillon, axe, faille. L'architecture se met au service de la nature et la nature la magnifie. Le socle, conçu en briques d'argile de teinte jaune, renvoie à l'utilisation de cette couleur dans la Maison du Mexique et dans les architectures de Barragan. Sur le plan de la symbolique, le jaune est associé à la chaleur, au dynamisme, à la douceur, à la jole, aux rayons du soleil porteurs de vie sur terre, mais aussi à la puissance et au pouvoir.

La Voix des plantes

Audrey Carmes ENS Beaux Arts de Paris 2018, Clara Le Meur Académie de design d'Eindhoven 2019, Clémence Mathieu et Jean Alfredo Albert diplômés de l'ENSP - Versailles en 2018.

La Voix des Plantes est un paysage sonore inventit et ludique : trois dispositifs d'amplification sonore mécaniques et électroniques font parler les éléments naturels dans le parc de la Cité internationale et rendent les sons des êtres non-humains perceptibles ê l'oreille humaine. Ils nous invitent à entendre la voix des éléments du monde, comme les végétaux, les pierres et l'eau. La diversité sonore de tous ces animés offre de nouvelles perspectives de liens entre l'humain et son milieu, que celui-ci soit rural ou urbain.

Une "collection de jardins" contemporains

Dans la démarche de composer à terme une "collection de jardins" contemporains faisant écho à la collection architecturale composée des 43 maisons, certaines oeuvres sont conservées. Les critères retenus sont la cohérence avec l'architecture, l'inscription dans le paysage du parc, la pertinence du concept, le rôle social et l'évolution botanique du jardin.

Archéologie du végétal - Lucie Bulot 2017

La Forêt jardin - l'Atelier de l'Ours 2018

La ligne rouge, un Jardin sans frontière - Pépins Production et Les jardiniers a velo 2017

Une ville monde au coeur de Paris

Ignorant les frontières, la Cité internationale fait figure d'exception territoriale. Conçue dans le contexte pacifiste de l'entre-deux guerres, la Cité internationale universitaire de Paris est un projet humaniste destiné à promouvoir la paix. Elle favorise le rapprochement entre les peuples en faisant vivre ensemble des jeunes issus du monde entier. chaque année 12 000 étudiants, chercheurs, artistes et sportifs de haut niveau, issus de 150 nationalités. Elle associe ses résidents à cet idéal humaniste en les encourageant à s'engager dans des projets collaboratifs.

Grâce à l'implication de ses 43 maisons et de ses résidents, elle organise plus de 1 000 manifestations culturelles et artistiques par an pour continuer à faire vivre les idéaux de ses fondateurs. Lieu de foisonnement intellectuel et incubateur de bonnes pratiques, la Cité internationale s'impose comme un lieu de résonance des grands débats du monde. En plus de son offre d'hébergement, elle propose un large panel de services et d'équipements ouverts au grand public, favorisant ainsi les échanges et la rencontre au quotidien : parc, sports, bibliothèques, studios de musique, restaurants, espace de coworking, visites guidées. Un patrimoine architectural unique à Paris : écho de cette diversité foisonnante, le campus, d'une superficie de 34 hectares, abrite 43 maisons représentatives des principaux courants architecturaux qui ont marqué le XXème siècle. Régionalistes, modernes ou durables, ses maisons présentent une diversité de styles unique à Paris. Dans les années 20-30 puis 50-60, la Cité internationale a connu deux grandes périodes de construction marquées chacune par des expériences innovantes tant sur le plan urbain qu'architectural. La première, dans l'entre-deux guerres, est caractérisée par la coexistence de styles variés alors que la seconde, après la seconde guerre mondiale adopte le style international qui se répand sur le territoire français.

Cinq édifices sont protégés au titre des Monuments historiques : la Fondation Deutsch de la Meurthe de Lucien Bechmann, la Fondation Suisse de Le Corbusier et Pierre Jeanneret, le Collège Néerlandais de Willem Marinus Dudok, la Maison du Brésil de Lucio Costa et Le Corbusier et la Fondation Avicenne de Claude Parent, André Bloc, Heydar Ghiai et Mohsen Foroughi.

D'ici 2025, tout en poursuivant son projet humaniste, la Cité internationale va construire 10 nouvelles maisons - soit 1800 nouveaux logements - moderniser ses infrastructures et proposer de nouveaux espaces adaptés aux attentes des étudiants du XXIème siècle. De nouvelles maisons, liées à un pays, à des collectivités ou à des établissements d'enseignement et de recherche, sortent déjà progressivement de terre.

La Cité internationale dispose également d'un lieu intégralement dédié à la valorisation de son patrimoine architectural, urbain, paysager et artistique auprès du public : L/OBLIQUE. Sa mission est de développer des projets de médiation destinés à sensibiliser et informer tous les publics à la richesse de ce patrimoine matériel et immatériel en mutation constante, à son respect, sa préservation et sa valorisation. Aussi, L/OBLIQUE travaille en étroite collaboration avec les structures oeuvrant pour la connaissance, la préservation et la protection du patrimoine. Des visites guidées sont régulièrement organisées.

Plus d'infos...

La Cité internationale universitaire de Paris

Laboratoire d'idées pour penser le monde de demain, la Cité internationale s'impose dans le paysage culturel français et international comme un lieu unique et particulier qui soutient la création des jeunes talents. Elle met en oeuvre et encourage de nombreux projets artistiques, écologiques et collaboratifs dans ses 43 maisons et son parc de 34 hectares ouvert au public.

 

Date de dernière mise à jour : 09/04/2020